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L’action d’entreprendre relève-t- elle de l’inné ou de l’acquis ?

Vous ne vous êtes jamais posé la question sans doute, et pourtant l’intime conviction de l’un ou de l’autre peut changer le destin d’une personne voir même de toute une communauté.

Vous ne vous êtes jamais posé la question sans doute, et pourtant l’intime conviction de l’un ou de l’autre peut changer le destin d’une personne voir même de toute une communauté.

Dans bien des pays africains, le discours répandu et majoritaire de ces 50 dernières années classait l’action d’entreprendre dans la catégorie de l’inné. On nait entrepreneur, on ne le devient pas. En quelque sorte comme une lignée. C’est un fait, un point, un trait !

Pour preuve et pour s’en convaincre, il suffisait de regarder les grandes dynasties entrepreneuriales.

Dans ces conditions, quelles perspectives pour cette jeunesse africaine ? D’autant plus que les cadres règlementaires et juridiques souvent trop contraignants, n’ont pas été d’une grande aide pour les entrepreneurs en devenir, avec pour résultat une timidité démesurée envers l’entrepreneuriat et un seul modèle de référence : le salariat dans une grande entreprise (de préférence multinationale) ou une organisation internationale.

Pis, on a même constaté, de génération en génération l’immixion lente mais certaine d’une sorte de complexe d’infériorité entrepreneuriale au plus profond du subconscient collectif.

Comme perspective donc, rien, NADA ! Non seulement pas de perspective d’emploi salarié (comme le rappellent les chiffres régulièrement diffusés sur le nombre d’emploi dans le secteur public et privé) ; mais également une paralysie à l’idée de trouver soi-même une solution à ses problèmes. Une sorte de double peine au final !

Jusqu’ à l’avènement de l’internet et l’essor des TIC au début des années 2000.

Depuis, des choses considérées intangibles jusqu’alors ont été bouleversées. L’action d’entreprendre s’est déplacée dans la catégorie de l’acquis, pour preuve des personnes de tout horizon, sans "background" entrepreneurial ont disrupté des secteurs entiers de l’économie et des idées innovantes nées dans les pays du Sud ont conquis le monde (on pense bien sûr au mobile money notamment). La multiplication des success stories d’entrepreneurs - et pas seulement des start ups - et en parallèle l’exposition médiatique qui est offerte à l’entrepreneuriat sont exponentielles. Voilà un changement de paradigme radical.

Désormais, l’action d’entreprendre n’a jamais semblé aussi accessible. Il suffit d’essayer.

Ah ! « essayer » voilà le verbe préféré des personnes, comme nous, convaincues qu’entreprendre appartient naturellement au domaine de l’acquis.

Nos parcours d’entrepreneurs nous le démontrent chaque jour. Nous essayons au quotidien. Nous essayons de construire une entreprise, nous essayons de convaincre des clients d’acheter nos produits ou services, nous essayons de trouver des investisseurs qui croient en notre projet. Et nous essayons de convaincre des talents de travailler avec nous.

Bref, nous sommes persuadés que c’est en essayant d’être entrepreneur qu’on le devient. La génétique n’a rien à voir là-dedans, certes avoir des parents entrepreneurs favorise la poursuite de cette voie mais pas plus que pour tout autre carrière professionnelle (les professeurs de père en fils, les médecins de mères en filles etc...).

En dépit du fait que nous avons perdu 50 ans, l’excellente nouvelle est que la jeunesse africaine est désormais décomplexée. Elle est convaincue qu’elle peut entreprendre et réussir peu importe son milieu ou son âge. Pour s’en convaincre il suffit de constater la foison d’entreprises bâties par des entrepreneurs africains ces 10 dernières années. Sedima au Sénégal. Guanamad à Madagascar. Ecobank au Togo. Simat en Côte d’Ivoire. Azalaï au Mali. Agrisatch au Bénin.

Comme dit l’adage, il vaut mieux tard que jamais.

Cher(e)s entrepreneur(e)s persévérons.

Africainement vôtre

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